L'exil comme un voyage
Les mots pour le dire

Michèle Bayar

"Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait."
Nicolas Bouvier - l'Usage du monde

En est-il de même de l'exil ? Au-delà de ses causes douloureuses, l'exil, ce voyage obligé, nous transforme-t-il en profondeur et à jamais ?

J'ai commencé à écrire sur l'exil en 2003 et j'ai ensuite approfondi cette thématique avec :
Un figuier venu d'ailleurs - La Retirada (Oskar jeunesse 2009 - Histoire & Société) un roman jeunesse qui cherche la trace de l'exil dans les jeunes consciences et le réenracinement. Soixante-dix ans après la fin de la guerre d'Espagne, mon héros, Jordi a 14 ans. Il découvre le rêve qui a porté ses "vieux".
Ali Amour (Orizons - Littératures 2011) un roman adulte où j'interroge la filiation. J'y convoque à titre posthume un père mutique au profil si parfait d'assimilé que la souffrance de l'exil s'est dissimulée dans ses silences. Ce roman explore l'idée de racines vivantes en de nouveaux terroirs.
Nouba (La Cheminante - Littérature de nos belles différences 2014) qui met en scène des français issus de l'immigration et le rapport à "la tradition" dans une famille conservatrice et trois générations. Ici, il est question de la parentèle étrangère et d'avoir à s'affirmer dans le présent sans renier le passé des anciens.
La dispute et Le mystère des cartes postales (l'Harmattan Jeunesse 2014) romans dans lesquels je traite de la difficulté de se faire reconnaître dans ses différences.

L'exil comme un voyage...
Chacun d'entre nous n'a-t-il pas connu au moins une fois dans sa vie une situation de déplacement ? Ou quelqu'un en situation de déplacement ? Moments forts qui poussent au repli sur soi ou, au contraire, à se tourner vers l'autre.
Pour toute rencontre sur cette thématique, contacter l'auteur :
bayar.michele@orange.fr


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