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Commentaires / Avis de personnalités

Ce livre vaut toutes les leçons d'éducation civique.

Marguerite a 14 ans et en ce mois de décembre 2010, elle voit sa mère préoccupée par la situation politique en Côte d'Ivoire. C'est là que vit papy Yao, son grand-père. Pendant plusieurs mois, la vie de la famille va être rythmée par les informations en provenance d'Afrique. Marguerite essaie de comprendre ce qui se passe là-bas, pourquoi son grand-père est en danger, pourquoi ce qu'elle entend à la télé ne correspond pas toujours à ce que lui racontent ses parents...

Je connais Sylvie et il n'est jamais facile de lire et de donner son avis sur un livre écrit par quelqu'un que l'on connait..Je vais être honnête, comme les amis de Marguerite dans le roman, je ne prête guère attention aux informations provenant d'un pays si lointain. Qu'allait pouvoir bien m'apporter ce récit ?

Pourtant, cette histoire m'a vraiment touchée car d'abord, évidemment, elle m'a ouvert au monde africain, elle m'a permis de soulever un coin du voile...

Mais sa force réside dans le fait qu'elle s'adresse à chacun d'entre nous : elle dépasse le cadre géographique et historique dans lequel elle est inscrite.

Les questions qui y sont posées sont universelles : comment sommes-nous informés? (la prof-doc ne peut qu'être sensible à cette problématique), la place de la famille dans notre vie, la réalité d'un pays en guerre (difficulté de communication, embargo sur les médicaments, comptes bancaires bloqués, vie cachée pour échapper aux balles perdues).

Il y a aussi beaucoup de clins d'oeil sur l'intégration et la question des origines :

"Quand on me voit avec ma peau aussi blanche que du lait et mes cheveux bouclés noir d'ébène, personne ne peut se douter que j'ai un grand-père africain...Pour mon père, ce n'est pas compliqué, il est ch'ti. On ne lui demande jamais quelle est son origine, pourtant il a des ancêtres belges, allemands et peut-être aussi d'autres nationalités. C'est dommage parce que c'est aussi très intéressant."

J'ai été happée par la force de ce récit, l'intelligente naïveté de Marguerite, l'intensité des émotions et forcément par le parcours de papy Yao, obligé de s'exiler, pour vivre libre, tout simplement.

page 30 : "Je continue à vivre ma vie. A aller au collège où personne ne sait qu'il y a un pays de l'Afrique de l'Ouest où les enfants ne vont plus à l'école depuis plusieurs semaines à cause de la guerre, où la plupart des habitants se mettent à plat ventre dans leur maison dès qu'ils entendent des tirs...En éducation civique, la prof a prévenu, nous étudierons une organisation qui s'appelle l'ONU. J'ai hâte de savoir ce qu'elle va nous apprendre. L'ONU, on en entend parler tous les jours chez moi."

Ce livre vaut toutes les leçons d'éducation civique.

Une très très belle découverte (merci Sylvie !) à mettre entre toutes les mains, ados certes mais adultes aussi...

BLOGAMOI TRAVAILLER MOINS POUR LIRE PLUS, octobre 2012

http://hleroy.canalblog.com/archives/2012/10/07...

Auteur concerné :

Sylvie Bocquet N'Guessan


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